Le recrutement a longtemps reposé sur des logiques individuelles, presque artisanales. Mais face à l’augmentation des volumes et des exigences, ce modèle atteint aujourd’hui ses limites. Il ne permet plus de répondre à une question devenue centrale : comment recruter de manière fiable, performante et répétable? Chez Brawo, nous sommes convaincus que la réponse passe par une transformation en profondeur des méthodes et de l’organisation.

Les marchés se sont complexifiés. Les entreprises recherchent des profils de plus en plus spécialisés, souvent rares, avec des attentes précises. En parallèle, les candidats, mieux informés et plus sollicités, attendent davantage de transparence, de réactivité et de qualité dans les échanges.
Dans le même temps, les volumes ont augmenté. Les organisations doivent recruter plus vite, parfois à grande échelle, tout en maintenant un haut niveau d’exigence. Cette tension entre vitesse et qualité exerce une pression constante sur les équipes.
Enfin, la technologie a rebattu les cartes. L’accès à l’information, les outils de sourcing, et plus récemment l’essor de l’intelligence artificielle ont profondément transformé les méthodes de travail. Le recrutement n’est plus seulement une affaire d’intuition ou de réseau : il devient une discipline qui s’appuie sur des outils, des données et des process.
Face à ces transformations, une évidence s’impose : les modèles traditionnels ne suffisent plus.
Le recrutement ne peut plus reposer uniquement sur des approches individuelles. Il devient une discipline d’exécution, qui exige structure, coordination et capacité d’adaptation.


Structurer et spécialiser pour passer à l’échelle

Chez Brawo, nous avons fait le choix d’anticiper cette évolution.
Très tôt, nous avons considéré que la performance ne dépendait pas uniquement du talent des individus, mais de la manière dont le travail est organisé collectivement. Ce changement de perspective nous a conduits à repenser en profondeur notre modèle.
La centralisation des besoins a été une première étape décisive. Elle permet de mieux répartir la charge, d’éviter les déséquilibres et d’allouer les ressources de manière plus dynamique. Là où certains recruteurs pouvaient être saturés et d’autres sous-utilisés, cette approche apporte fluidité et agilité.
Nous avons ensuite structuré notre organisation en squads, avec des rôles clairs et des spécialisations assumées. Chaque recruteur peut ainsi se concentrer sur son cœur de valeur, notamment sur des activités à forte expertise comme la chasse de profils. Cette spécialisation renforce la précision, la rapidité et l’impact.
Ce modèle s’appuie sur une dynamique collective exigeante. Chaque jour, les équipes partagent leurs retours d’expérience, leurs bonnes pratiques et les difficultés rencontrées. Ce rythme court favorise l’apprentissage continu, l’ajustement rapide et évite l’isolement. En parallèle, des temps de formation individuels réguliers permettent d’accompagner la montée en compétences.
 

Technologie, collectif et exigence : les nouveaux standards

La technologie joue un rôle central dans cette transformation. Chez Brawo, nous avons fait le choix d’exploiter pleinement les outils digitaux, en intégrant notamment des solutions basées sur l’intelligence artificielle. Cette stack technologique de nouvelle génération permet d’automatiser certaines tâches, d’augmenter les capacités de sourcing et de fiabiliser les analyses. Elle ne remplace pas le recruteur, elle augmente son impact.
Pour autant, cette structuration n’a de sens que si elle sert l’essentiel : la qualité de l’accompagnement.
Le recrutement ne peut plus être envisagé comme une succession d’étapes isolées. Il s’inscrit dans une chaîne de valeur complète, où chaque interaction compte. L’expérience du candidat comme celle de l’entreprise devient un élément central, porté par un suivi rigoureux et une communication claire.
Ce modèle, à la fois structuré, technologique et spécialisé, marque une évolution profonde du métier. Il traduit le passage d’une approche encore artisanale à une organisation plus industrialisée, capable de délivrer de manière fiable, répétable et scalable, sans perdre en exigence humaine.
C’est précisément cette capacité à articuler collectif, spécialisation et technologie qui permet aujourd’hui à certaines organisations de prendre une longueur d’avance.
Le recrutement entre dans une nouvelle phase de maturité.
Et dans ce contexte, les acteurs capables de structurer leur exécution, d’exploiter pleinement la technologie et de développer une véritable intelligence collective feront la différence.
 
Pauline Telermann, COO de Brawo.
Dans un marché du recrutement en pleine mutation, où identifier les bons profils devient un enjeu stratégique, Brawo s’appuie sur une approche structurée et sur mesure. Marie nous partage son parcours, son rôle et sa vision de son métier.

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

J’ai un parcours construit autour de la relation client, du développement commercial et de la compréhension des enjeux business. J’ai évolué dans des environnements variés qui m’ont permis de développer une forte capacité d’adaptation, ainsi qu’un sens concret du service et du résultat.
Ces expériences m’ont naturellement orientée vers le recrutement, un métier à la croisée des enjeux humains et opérationnels. J’ai ensuite approfondi cette voie en accompagnant des entreprises sur leurs recrutements de profils commerciaux.
Depuis plus d’un an chez Brawo, j’accompagne des entreprises sur des problématiques de recrutement plus complexes, avec une approche plus globale et en lien direct avec leurs enjeux de développement.

Quelle est la mission de Brawo et comment répond-elle aux enjeux actuels ?

Brawo accompagne les entreprises dans leurs recrutements en CDI, CDD et intérim, en particulier sur des métiers techniques, nouveaux ou en forte transformation.
Dans un marché très concurrentiel, notre rôle est d’apporter de la méthode, de la lisibilité et de la fiabilité. Nous ne nous contentons pas de répondre à un besoin immédiat : nous cherchons à comprendre les enjeux globaux de nos clients pour proposer des solutions adaptées et durables.
Notre approche repose sur un modèle hybride, combinant expertise humaine, process structurés et technologies avancées, afin de sécuriser des recrutements souvent complexes, du besoin local aux organisations multi-sites.

Quelles sont tes missions au quotidien et les défis ?

En tant qu’Account Manager, mon rôle va au-delà du recrutement : j’accompagne les entreprises dans la compréhension et la structuration de leurs besoins, avec une forte dominante sur le recrutement de profils cadres, aux enjeux stratégiques. Je pilote ainsi les recrutements de bout en bout.
J’interviens sur le cadrage des missions, le suivi des processus, la coordination avec les équipes et l’accompagnement des candidats jusqu’à leur intégration. Sur ces postes cadres, l’enjeu est d’identifier des profils capables de porter une vision, de s’intégrer à une culture d’entreprise et d’avoir un réel impact. L’objectif est d’assurer une vraie continuité entre les attentes du client et la réalité du marché.

Le principal défi réside dans l’équilibre entre réactivité et exigence. Il faut savoir avancer vite, tout en garantissant un haut niveau de qualité dans les profils proposés et en maintenant une relation de confiance avec l’ensemble des interlocuteurs.

Le secteur du BTP connaît aujourd’hui une transformation profonde portée par la transition énergétique, l’essor des matériaux bas carbone, la digitalisation des chantiers et l’émergence de nouvelles technologies. Cette évolution dépasse largement le simple cadre de la construction : elle redéfinit les compétences, les méthodes de travail et les exigences de performance.
Face aux enjeux environnementaux, réglementaires et économiques, les acteurs du BTP doivent désormais intégrer de nouveaux savoir-faire capables de concilier efficacité opérationnelle, innovation technologique et réduction de l’empreinte carbone.
Dans ce contexte, les métiers évoluent rapidement. Certains se transforment, d’autres émergent pour répondre à des besoins encore récents. Tous participent à construire un secteur plus durable, plus connecté et plus performant.

Voici les 10 métiers du futur qui façonnent le BTP de demain :

1. Ingénieur construction bas carbone
L’ingénieur construction bas carbone conçoit des projets en intégrant des solutions visant à réduire l’empreinte environnementale des bâtiments. Il optimise le choix des matériaux, des procédés constructifs et des techniques pour limiter les émissions tout au long du cycle de vie. Son rôle est stratégique pour répondre aux objectifs de neutralité carbone et transformer durablement le secteur.
2. Expert en rénovation énergétique
Ce professionnel accompagne la transformation du parc immobilier existant. Il analyse les performances énergétiques, identifie les déperditions et propose des solutions adaptées pour améliorer l’efficacité des bâtiments. Son expertise est essentielle dans un contexte où la rénovation devient un levier majeur de la transition énergétique.
3. Responsable décarbonation des chantiers
Le responsable décarbonation pilote la réduction des émissions sur les chantiers. Il met en place des stratégies visant à optimiser les ressources, limiter les impacts environnementaux et intégrer des pratiques plus durables. Son rôle s’inscrit au cœur des engagements RSE des entreprises du BTP.
4. Spécialiste matériaux biosourcés
Ce spécialiste développe et intègre des matériaux issus de ressources renouvelables comme le bois, le chanvre ou la terre crue. Il contribue à repenser les modes de construction en proposant des alternatives plus écologiques aux matériaux traditionnels. Son expertise accompagne l’évolution vers un BTP plus responsable.
5. Auditeur énergétique bâtiment
L’auditeur énergétique évalue la performance des bâtiments existants. À partir de diagnostics précis, il identifie les axes d’amélioration et recommande des solutions pour réduire les consommations. Il joue un rôle clé dans l’optimisation énergétique et la valorisation du patrimoine immobilier.
6. Spécialiste jumeaux numériques
Le spécialiste des jumeaux numériques conçoit des répliques virtuelles de bâtiments ou d’infrastructures. Ces modèles permettent de simuler le comportement des ouvrages, d’anticiper les risques et d’optimiser les performances. Il contribue à une meilleure prise de décision et à une gestion plus efficace des projets.
7. Technicien drones (inspection de chantier)
Le technicien drones utilise des équipements de captation pour surveiller et analyser les chantiers. Il réalise des relevés précis, suit l’avancement des travaux et améliore la sécurité des opérations. Ce métier modernise les pratiques de contrôle et de suivi sur le terrain.
8. Technicien robotique de chantier
Ce professionnel intervient sur l’installation, l’utilisation et la maintenance des équipements robotisés. En automatisant certaines tâches, il améliore la productivité et réduit la pénibilité des travaux. Il participe à l’industrialisation progressive du secteur.
9. Expert impression 3D béton
L’expert en impression 3D béton développe des techniques permettant de construire plus rapidement et avec moins de matière. Il conçoit des structures innovantes et optimise les processus de fabrication. Ce métier ouvre la voie à de nouvelles méthodes de construction plus efficaces et plus durables.
10. Technicien smart building
Le technicien smart building installe et maintient des systèmes connectés permettant de piloter les bâtiments. Gestion énergétique, automatisation, pilotage à distance : il rend les infrastructures plus intelligentes et performantes. Son rôle est essentiel dans la digitalisation du secteur.
 
Ces 10 métiers illustrent la transformation en cours dans le BTP. Ils combinent innovation technologique, enjeux environnementaux et évolution des pratiques pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain.
Chez Brawo, nous accompagnons les entreprises du BTP dans cette transition en identifiant et en recrutant les talents capables de porter ces évolutions et de construire le secteur de demain.
L’intelligence artificielle transforme progressivement le marché du travail. Depuis l’essor des modèles de langage comme ChatGPT ou Claude, une question revient souvent : quels métiers sont réellement impactés par l’IA aujourd’hui?
Une étude récente publiée par Anthropic, l’entreprise à l’origine du modèle Claude, apporte des éléments de réponse concrets. Contrairement à de nombreuses analyses théoriques, cette recherche s’appuie sur des millions d’interactions réelles avec un modèle d’IA pour comprendre comment ces technologies sont déjà utilisées dans les tâches professionnelles.
 

Une nouvelle manière de mesurer l’exposition des métiers à l’IA

L’étude introduit un indicateur appelé “observed exposure”. Son objectif est de mesurer non pas ce que l’IA pourrait faire dans le futur, mais ce qu’elle réalise déjà aujourd’hui dans le travail quotidien.
Pour cela, les chercheurs ont analysé des millions d’interactions avec le modèle Claude et les ont croisées avec les tâches associées à différents métiers. Cette approche permet d’identifier les professions dans lesquelles l’intelligence artificielle est déjà utilisée pour assister ou automatiser certaines tâches.
 

Les métiers les plus exposés à l’intelligence artificielle

L’un des résultats les plus intéressants de l’étude est que les métiers les plus exposés à l’IA ne sont pas les métiers manuels. Il s’agit plutôt de professions qualifiées reposant sur des tâches numériques, rédactionnelles ou analytiques.
Parmi les métiers identifiés comme les plus exposés figurent notamment les développeurs et programmeurs, les conseillers en service client, les opérateurs de saisie de données, les spécialistes de la gestion de dossiers médicaux ou encore les analystes en études de marché.
Ces métiers ont en commun de s’appuyer fortement sur la production de texte, l’analyse d’informations ou le traitement de données, des domaines dans lesquels les modèles d’intelligence artificielle ont fait des progrès rapides ces dernières années.
 

Pas de vague massive de suppression d’emplois pour l’instant

Malgré la progression rapide des outils d’IA depuis 2022, l’étude ne montre pas de vague massive de suppression d’emplois dans ces professions.
En revanche, certains signaux commencent à apparaître. Les chercheurs observent notamment un ralentissement du recrutement dans certaines professions, en particulier pour les postes juniors ou d’entrée sur le marché.
L’impact de l’IA pourrait donc se manifester progressivement, notamment à travers l’évolution des recrutements et des compétences recherchées.
 

Une transformation progressive du marché du travail

Comme souvent lors de grandes transformations technologiques, les effets sur l’emploi sont progressifs. Plutôt qu’une disparition brutale de certains métiers, il est plus probable d’observer une évolution des tâches et des compétences demandées.
Chez Brawo, nous observons déjà cette évolution dans certaines missions de recrutement. Les entreprises continuent de recruter, mais les attentes changent. La capacité à comprendre et à utiliser les outils d’intelligence artificielle devient progressivement un avantage sur le marché du travail.
L’IA ne remplace pas nécessairement les métiers, mais elle redéfinit les compétences qui feront la différence dans les prochaines années.

 

👉 L’étude complète est disponible sur le site d’Anthropic : https://www.anthropic.com/research/labor-market-impacts
Longtemps porté par une dynamique d’engagement et d’intentions, le marché de l’emploi à impact évolue aujourd’hui vers une phase plus structurée et plus opérationnelle. Dans un contexte économique et géopolitique plus incertain, les entreprises revoient leurs priorités et leurs stratégies de recrutement.
Invité sur le plateau de BSMART 4Change, Kaelig Sadaune, CEO de Brawo, est revenu sur ces évolutions à l’occasion de la présentation des nouveaux chiffres du Baromètre Brawo des offres d’emploi à impact.


Une transition qui s’inscrit dans la durée

Ces dernières années, les enjeux de transition écologique et sociétale ont progressivement transformé les besoins des entreprises. De nouveaux métiers sont apparus, notamment autour de la décarbonation, de l’énergie, de l’économie circulaire ou encore de la transformation des modèles industriels.
Mais le marché arrive aujourd’hui à un moment charnière. Après une phase marquée par l’engagement et la structuration des stratégies ESG, les entreprises entrent désormais dans une logique plus concrète : celle de la mise en œuvre.

 

Des recrutements de plus en plus orientés vers l’exécution

Dans ce nouveau contexte, les entreprises recrutent moins pour afficher une ambition et davantage pour délivrer des résultats mesurables. Les profils recherchés évoluent en conséquence.
Les organisations privilégient désormais des compétences capables de transformer les engagements en actions : pilotage de projets de transition, expertise technique, transformation industrielle ou encore mise en œuvre opérationnelle des stratégies environnementales.
Cette évolution traduit une maturation du marché de l’impact. La transition ne se joue plus uniquement dans les discours ou les feuilles de route stratégiques, mais dans la capacité des organisations à déployer concrètement leurs transformations.

 

Un marché qui reste structurant pour les années à venir

Malgré un contexte économique parfois plus tendu, les enjeux liés à la transition écologique et sociétale restent au cœur des transformations du marché du travail.
Les métiers de l’impact continuent de se structurer et devraient rester un levier majeur d’évolution pour de nombreux secteurs dans les années à venir.
À travers son Baromètre des offres d’emploi à impact, Brawo analyse ces transformations afin d’éclairer les dynamiques du marché et d’accompagner les entreprises dans l’identification des compétences nécessaires à la transition.

 

   
 
Chaque année, la Journée internationale des droits des femmes rappelle une réalité persistante du marché du travail : malgré des avancées significatives ces dernières décennies, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes reste un objectif encore partiellement atteint.
Aujourd’hui, les femmes représentent près de 49 % de la population active en France. Leur participation au marché du travail n’a cessé d’augmenter depuis les années 1970, traduisant une transformation profonde des trajectoires professionnelles. Pourtant, certaines inégalités structurelles continuent de marquer les carrières.

 

L’écart salarial : un indicateur toujours observé

La question de la rémunération reste l’un des principaux indicateurs de l’égalité professionnelle. Selon les données de l’INSEE, les femmes gagnent en moyenne environ 15 % de moins que les hommes dans le secteur privé.
Cet écart ne s’explique pas uniquement par des différences de salaire à poste équivalent. Il résulte aussi de facteurs structurels : les femmes sont davantage présentes dans certains secteurs historiquement moins rémunérés, occupent plus fréquemment des emplois à temps partiel et connaissent davantage d’interruptions de carrière, notamment liées à la parentalité.
Ces éléments contribuent à créer des écarts de revenus qui peuvent se cumuler tout au long de la vie professionnelle.


L’accès aux postes à responsabilité, un enjeu encore présent

Si la présence des femmes dans les entreprises s’est largement renforcée, leur accès aux postes de direction reste plus limité. En France, moins d’un tiers des postes de direction sont occupés par des femmes, et leur présence dans les instances dirigeantes reste encore inégale selon les secteurs.
Pour répondre à ces enjeux, plusieurs dispositifs ont été mis en place ces dernières années. L’index de l’égalité professionnelle, instauré en 2019, oblige par exemple les entreprises à mesurer et publier leurs écarts de rémunération. D’autres initiatives visent également à favoriser la parité dans les instances dirigeantes ou à encourager des parcours professionnels plus équilibrés.


Un enjeu qui concerne l’ensemble du marché du travail

Au-delà de la question sociale, l’égalité professionnelle est aujourd’hui aussi un enjeu économique. Dans un contexte de transformation des métiers et de tension sur certains recrutements, les entreprises ont tout intérêt à valoriser l’ensemble des talents et à favoriser des environnements de travail plus inclusifs.
Chez Brawo, ces enjeux résonnent particulièrement. L’équipe compte aujourd’hui 12 femmes, qui représentent la majorité des collaborateurs, et qui contribuent chaque jour au développement de l’entreprise à travers des métiers variés : recrutement, conseil, business, marketing ou encore management.
La Journée internationale des droits des femmes est ainsi l’occasion de rappeler que l’égalité professionnelle est un sujet qui concerne l’ensemble des acteurs du monde du travail et qui continue de se construire dans la durée.
Dans un contexte d’arbitrages budgétaires plus contraints, de pression accrue sur les investissements et d’exigences croissantes en matière de décarbonation et de transition écologique, les entreprises sont conduites à renforcer leurs exigences en matière de recrutement, y compris sur les emplois à impact. Après plusieurs années de croissance continue, l’emploi à impact est entré en 2025 dans une nouvelle phase . Son poids dans le marché du travail ne fait plus débat. En revanche, la transition se confronte désormais à une réalité plus exigeante : celle de l’exécution, des compétences et de la performance économique.


Un marché résilient malgré un ralentissement


Porté par l’urgence climatique, l’engagement sociétal et une prise de conscience collective, l’emploi à impact incarne à la fois le sens et l’avenir du travail. Dans un contexte de transformation accélérée des modèles économiques, ces métiers ont progressé de façon continue ces dernières années. Cependant, 2025 marque une inflexion nette : non pas un recul, mais une entrée dans une phase de maturité.
Avec plus de 1,4 million d’offres d’emploi recensées, soit plus de 14 % du marché, l’impact s’impose désormais comme une composante structurelle de l’économie française, malgré un léger repli des volumes par rapport à l’année précédente (-5% d’offres publiées en 2025 selon le Baromètre Brawo des offres d’emploi à impact vs -10% pour l’ensemble du marché). Cette stabilisation intervient dans un environnement particulièrement contraint. Pression sur les coûts, ralentissement des investissements, instabilité géopolitique et arbitrages budgétaires pèsent sur l’ensemble du marché du travail.
Dans ce contexte, la résistance de l’emploi à impact constitue un signal fort. Là où certains secteurs connaissent des contractions brutales, l’impact tient, s’adapte et se recompose.
 

De l’intention à la performance


Le temps de l’expansion quantitative est révolu. Les entreprises ne recrutent plus pour afficher une ambition ou répondre à une injonction symbolique. Elles recrutent pour produire des résultats mesurables, directement liés à leurs enjeux de compétitivité, de souveraineté industrielle et de transition énergétique. L’impact devient un levier opérationnel, intégré aux chaînes de valeur et aux stratégies industrielles.
Les dynamiques sectorielles sont révélatrices. Les créations d’emplois se concentrent là où la transformation est tangible : énergies renouvelables, industrie décarbonée, gestion des ressources, rénovation énergétique. À l’inverse, la chute de l’emploi dans la construction durable, malgré des besoins massifs et largement documentés, illustre le décalage croissant entre ambition politique et capacité réelle d’exécution.
L’impact quitte ainsi le registre du discours pour entrer dans celui de la performance et du retour sur investissement, qu’il soit économique, environnemental ou social.
 

L’exécution, principal point de tension

 
Si les besoins sont clairement identifiés, la capacité à y répondre demeure insuffisante. La pénurie de compétences reste structurelle, en particulier sur les métiers techniques et intermédiaires. Les filières de formation peinent à suivre le rythme, les dispositifs de reconversion restent fragmentés, et le fossé entre stratégies affichées et réalité opérationnelle continue de se creuser.
La transition ne manque pas de convictions. Elle manque de bras et d’attractivité.
En 2025, la question n’est donc plus « pourquoi recruter à impact », mais comment recruter efficacement, durablement et à grande échelle. Comment sécuriser les parcours, industrialiser les compétences, fiabiliser les recrutements et garantir la capacité d’exécution. L’impact ne souffre plus d’un déficit d’adhésion, mais d’un déficit d’exécution.
 

Vers une sélectivité accrue de l’emploi à impact

 
Les perspectives pour 2026 confirment cette trajectoire. L’emploi à impact devrait continuer de progresser, non par une explosion du volume d’offres, mais par une sélectivité accrue. Les entreprises chercheront moins à multiplier les postes qu’à renforcer des compétences clés, capables d’accélérer réellement leur transformation.
Nous entrons dans une phase où l’impact sera jugé à l’aune de la capacité à délivrer. Moins porté par l’élan, davantage par l’efficacité, il s’impose désormais comme un facteur clé de résilience et de retour sur investissement. L’enjeu des années à venir n’est plus d’y croire, mais de le rendre crédible, performant et déployable à grande échelle.. La transition se jouera moins sur les intentions que sur notre capacité collective à l’exécuter.
 
Kaelig Sadaune, fondateur et CEO de Brawo.
Brawo accompagne les entreprises dans leurs recrutements en CDI, CDD et intérim, avec une approche de proximité pensée pour répondre à des enjeux opérationnels concrets. Nous avons échangé avec Mathieu Labit, Area Manager en Nouvelle-Aquitaine, pour comprendre son rôle, son parcours et sa vision du marché de l’emploi régional.

Mathieu, pouvez-vous nous parler de votre parcours et de votre rôle actuel chez Brawo ?


Mon parcours s’est construit autour du recrutement et de la relation client, avec une forte orientation terrain. Dès mes débuts, j’ai travaillé sur des métiers opérationnels, notamment dans les espaces verts, un secteur que j’ai rapidement pris en main et structuré sur mon périmètre.

Cette spécialisation m’a permis de bien comprendre les réalités des entreprises et les attentes des candidats, et de créer des relations solides dès le départ.
Depuis 2025, je suis Area Manager chez Brawo en Nouvelle-Aquitaine. Aujourd’hui, je m’appuie sur cette expertise pour développer également d’autres secteurs, comme l’industrie ou le tertiaire. Mon rôle reste le même : être proche des besoins, piloter les recrutements et assurer un suivi de qualité dans la durée.

Quels besoins spécifiques des entreprises accompagnez-vous en Nouvelle-Aquitaine ?

Les entreprises de la région ont des besoins très variés, mais un point commun revient souvent : elles recherchent des profils fiables, engagés et rapidement opérationnels. Sur les métiers techniques comme sur les fonctions supports, la compréhension du contexte du poste et du savoir-être est essentielle.

J’accorde une grande importance à la relation client. Comprendre les enjeux, les contraintes et la culture de chaque entreprise permet d’apporter des réponses justes et efficaces, et surtout de construire des partenariats durables.

Quel regard portez-vous sur le bassin d’emploi en Nouvelle-Aquitaine ?

La Nouvelle-Aquitaine est une région dynamique, avec de nombreuses opportunités et une grande diversité de métiers. Elle reste cependant marquée par des tensions sur certains profils, notamment techniques et opérationnels.

La clé, selon moi, réside dans la proximité et la transparence. Être présent sur le terrain, bien connaître son secteur et instaurer une relation de confiance avec les entreprises comme avec les candidats permet de créer des rencontres cohérentes et durables.

Nouvelle-Aquitaine 2025 : un marché stabilisé, un enjeu d’exécution sur le terrain
Avec son Baromètre Brawo des métiers à impact, Brawo analyse chaque année l’évolution des offres d’emploi directement liées à la transition écologique et sociale.
L’édition Nouvelle-Aquitaine 2025 marque un tournant clair : après plusieurs années de croissance continue, l’emploi à impact n’est plus dans une phase d’expansion mécanique. Il se stabilise. Et cette stabilisation dit beaucoup plus qu’un simple ralentissement.
Elle traduit l’entrée du marché dans une phase de maturité, dans un contexte économique plus contraint, où l’impact ne se décrète plus. Il se délivre, concrètement, sur le terrain.
Selon le Baromètre Brawo des métiers à impact 2025, 146 000 offres d’emploi à impact ont été recensées en Nouvelle-Aquitaine, soit 9 % de l’ensemble des offres d’emploi disponibles dans la région.

 

Un marché de l’emploi à impact qui résiste mieux que le reste de l’économie

Le premier enseignement du Baromètre 2025 est clair : la stabilisation observée ne correspond pas à un désengagement.
Avec une baisse limitée à –5 % par rapport à 2024, l’emploi à impact résiste nettement mieux que le marché de l’emploi dans son ensemble, qui recule de –10 % sur la même période.
Dans un environnement marqué par la pression sur les coûts, la rationalisation des investissements, des arbitrages budgétaires plus stricts, le maintien d’un volume élevé d’offres à impact constitue un signal fort. La transition continue, mais elle se fait désormais de manière plus ciblée, plus opérationnelle et plus exigeante.
Les recruteurs privilégient des postes directement reliés à :
  • des projets concrets,
  • des résultats mesurables,
  • une performance économique identifiable.
L’impact change de statut : il devient un critère d’efficacité, pas seulement de sens.

 

Classement des départements : une transition portée par les territoires moteurs

L’analyse territoriale du Baromètre Brawo des métiers à impact montre une Nouvelle-Aquitaine fortement structurée autour de départements moteurs, tout en conservant un maillage régional étendu.
 
Classement des départements par volume d’offres d’emploi à impact (2025)
  1. Gironde – 43 000 offres
  2. Charente-Maritime – 17 000 offres
  3. Pyrénées-Atlantiques – 14 000 offres
  4. Vienne – 13 000 offres
  5. Deux-Sèvres – 11 000 offres
  6. Landes – 10 000 offres
  7. Charente – 9 000 offres
  8. Haute-Vienne – 8 000 offres
  9. Dordogne – 7 000 offres
  10. Lot-et-Garonne – 6 000 offres
  11. Corrèze – 5 000 offres
  12. Creuse – 3 000 offres
Ce classement met en évidence une transition portée par les dynamiques économiques locales. La Gironde joue un rôle de locomotive, mais l’emploi à impact irrigue l’ensemble de la région, avec des niveaux d’intensité variables selon les bassins.
 

Classement des villes : la polarisation urbaine de l’emploi à impact

Côté villes, le Baromètre Brawo confirme une forte polarisation urbaine, typique des marchés arrivés à maturité.
 
Classement des villes par volume d’offres d’emploi à impact (2025)
  1. Bordeaux – 35 000 offres (près d’un quart des offres régionales)
  2. Poitiers – 7 000 offres
  3. La Rochelle – 5 400 offres
  4. Limoges – 4 900 offres
  5. Angoulême – 4 200 offres
  6. Pau – 2 400 offres
  7. Niort – 2 200 offres
  8. Périgueux – 1 700 offres
  9. Bayonne – 1 500 offres
  10. Agen – 1 400 offres
Autour de Bordeaux, un réseau de villes intermédiaires structure la dynamique régionale. Ces territoires jouent un rôle clé dans la diffusion opérationnelle de la transition, notamment sur les métiers techniques et les activités non délocalisables.

 

Les métiers à impact : une transition qui se joue d’abord sur le terrain

Le Baromètre Brawo des métiers à impact déconstruit une idée reçue persistante :
l’impact ne repose pas principalement sur des fonctions tertiaires ou stratégiques.
En Nouvelle-Aquitaine, la demande est majoritairement tirée par des métiers techniques et opérationnels, directement liés à :
  • la rénovation énergétique,
  • l’installation,
  • la maintenance,
  • l’exploitation des infrastructures de la transition.
Les métiers les plus recherchés en 2025 confirment cette réalité :
  • technicien de maintenance CVC,
  • plombier-chauffagiste,
  • poseur en isolation thermique,
  • électricien,
  • poseur de panneaux photovoltaïques.
Les fonctions commerciales et de pilotage (chefs de projet) viennent en soutien, signe d’un marché qui se structure, mais dont le cœur reste l’exécution.

 

Le véritable sujet de fond : compétences, attractivité, capacité d’exécution

L’enseignement central du Baromètre 2025 est structurel.
L’emploi à impact entre dans une phase où l’exécution conditionne désormais le succès de la transition.
Les recruteurs font face à un triple défi :
  • une tension persistante sur les compétences techniques,
  • des niveaux de rémunération majoritairement inférieurs à 30 000 € bruts annuels,
  • une faible part de postes télétravaillables, liée à la nature même des métiers.
Dans ce contexte, les leviers clés deviennent :
  • l’attractivité des métiers,
  • la formation et la montée en compétences,
  • la sécurisation des parcours professionnels dans les territoires.
Sans réponse à ces enjeux, la transition restera sous-exécutée, malgré des objectifs clairs à horizon 2030 et 2050.
 

Ce que révèle le Baromètre Brawo des métiers à impact 2025

L’emploi à impact s’installe durablement comme une composante structurante du marché du travail régional.
Il ne progresse plus par effet d’élan, mais par :
  • priorisation,
  • ancrage territorial,
  • efficacité opérationnelle.
La question n’est plus seulement : combien d’emplois à impact créer ?
Elle devient : comment rendre ces trajectoires réellement exécutables, à grande échelle, dans tous les territoires ?
Pour recevoir le Baromètre Brawo des métiers à impact – Focus Nouvelle-Aquitaine 2025 ou échanger autour des enseignements : coline.ferreira@brawo.fr
Emploi à impact : où se créent les emplois qui transforment réellement l’économie
Après plusieurs années de forte dynamique, l’emploi à impact poursuit en 2025 une phase de stabilisation. Le volume global des offres demeure élevé, mais l’analyse par filière révèle une évolution plus structurante qu’un simple ralentissement conjoncturel.
Le marché change de régime. L’emploi à impact n’est plus porté par la promesse ou l’expérimentation, mais par la capacité à exécuter, maintenir et rendre viables des projets complexes. Cette bascule met en lumière des trajectoires contrastées selon les filières : certaines s’installent comme des socles durables du marché de l’emploi, d’autres restent plus exposées aux cycles économiques, budgétaires ou réglementaires.

 

Énergies renouvelables : une filière entrée en maturité industrielle

Avec 290 000 offres en 2025 (–3 %), les énergies renouvelables demeurent la première filière de l’emploi à impact. La légère contraction observée ne traduit pas un désengagement, mais l’entrée dans une phase de maturité opérationnelle.

Les recrutements sont massivement orientés vers les métiers d’exécution : installation photovoltaïque, maintenance, exploitation, fonctions commerciales de terrain. Ce sont des postes directement corrélés à la capacité des projets à respecter délais, coûts et engagements contractuels.

La performance de la filière dépendra de sa capacité à industrialiser le recrutement et la formation des équipes terrain. En 2026, la gestion des ressources humaines deviendra un levier de compétitivité aussi stratégique que la technologie ou le financement.

Économie sociale et solidaire : un socle humain sous contrainte permanente

L’économie sociale et solidaire totalise 260 000 offres en 2025 (–4 %). La baisse est contenue mais significative. Elle reflète un décalage croissant entre l’intensité des besoins sociaux et les capacités financières des structures.

Les recrutements se concentrent sur les métiers indispensables au quotidien : accompagnement social, aide à domicile, insertion, éducation spécialisée. La demande est forte, souvent immédiate, mais les arbitrages budgétaires pèsent directement sur les volumes d’embauche.

La filière devra repenser ses modèles d’organisation. Mutualisation, priorisation des missions et attractivité des métiers seront déterminantes pour maintenir l’emploi dans un contexte de ressources contraintes.

Économie circulaire : l’impact soumis à l’épreuve de la rentabilité

Avec 220 000 offres en 2025 (–12 %), l’économie circulaire connaît un recul plus marqué. Il ne s’agit pas d’un arrêt, mais d’une phase de sélection économique.

Les emplois se maintiennent là où les infrastructures sont opérationnelles : recyclage, assainissement, maintenance, collecte et tri. Les projets les plus fragiles économiquement sont ralentis ou différés.

Le marché se clarifiera. L’emploi suivra les acteurs capables de démontrer une création de valeur économique tangible. En 2026, la circularité devra prouver qu’elle peut conjuguer impact environnemental et compétitivité.

Construction durable : un potentiel structurel freiné par la conjoncture

La construction durable représente 200 000 offres en 2025 (–9 %). La baisse s’explique largement par le ralentissement du secteur du bâtiment, malgré des besoins structurels considérables en rénovation énergétique.

Les profils recherchés – génie climatique, CVC, efficacité énergétique, isolation – sont au cœur de la transformation du parc immobilier. Pourtant, l’emploi reste dépendant du calendrier des investissements. 

La reprise de l’activité conditionnera le redémarrage de l’emploi. Si les freins financiers et réglementaires se lèvent, la filière pourrait redevenir rapidement l’un des principaux moteurs de l’emploi à impact.

Protection de l’environnement : la dynamique portée par la contrainte réglementaire

Avec 185 000 offres en 2025 (+9 %), la protection de l’environnement est la seule filière en croissance nette. Cette progression est directement liée à l’intensification des obligations réglementaires.

Les recrutements couvrent à la fois des métiers de terrain et des fonctions de pilotage, d’études et de coordination. L’action n’est plus optionnelle : mesurer, contrôler et se mettre en conformité devient incontournable.

La structuration des fonctions de contrôle, de reporting et de gestion de projet sera centrale. L’emploi suivra la montée en complexité des exigences réglementaires.

Mobilité durable : un potentiel encore dépendant des cycles d’investissement

La mobilité durable recule à 50 000 offres en 2025 (–28 %). La filière reste fortement exposée aux décisions d’investissement, publiques comme privées.

Les compétences techniques sont bien identifiées, mais les volumes d’emploi fluctuent en fonction du lancement ou du report des projets.

La stabilisation de l’emploi passera par la capacité à inscrire la mobilité durable dans des modèles économiques pérennes. Sans continuité d’investissement, le potentiel restera sous-exploité.

Ce que l’analyse des filières révèle

En 2025, l’emploi à impact ne se replie pas : il se trie, se structure et se professionnalise. Les filières qui résistent ou progressent sont celles capables d’articuler impact mesurable, compétences opérationnelles et modèles économiques ou réglementaires solides.

L’enjeu n’est plus de démontrer l’utilité de l’impact, mais sa capacité à durer et à s’exécuter dans le temps. À ce titre, l’emploi à impact s’impose désormais comme un pilier exigeant du marché du travail — non plus alternatif, mais pleinement intégré à l’économie réelle.