Emploi des jeunes : le vrai défi, c’est d’identifier le potentiel

À l’occasion de la Journée mondiale des compétences des jeunes, célébrée le 15 juillet 2026, une question mérite d’être posée : les entreprises savent-elles vraiment reconnaître le potentiel des jeunes candidats ?

Le thème 2026, « Des compétences pour un avenir commun », rappelle l’importance de préparer les nouvelles générations aux transformations économiques, technologiques et humaines du monde du travail.

Mais côté entreprise, le sujet ne peut pas se limiter à la formation.

Former les jeunes est indispensable. Développer leurs compétences techniques, numériques et comportementales l’est tout autant. Mais pour favoriser durablement l’emploi des jeunes, encore faut-il savoir les recruter autrement.

Emploi des jeunes : vouloir recruter, mais continuer à sélectionner comme avant

Beaucoup d’entreprises affirment vouloir recruter des jeunes profils. Pourtant, elles continuent souvent à les évaluer avec les mêmes critères que des candidats déjà confirmés : plusieurs années d’expérience, maîtrise immédiate du poste, parcours parfaitement aligné avec la fiche de poste.

C’est là que le décalage commence.

Un jeune candidat n’a pas toujours une expérience longue, ni un parcours linéaire. Il n’a pas toujours déjà occupé exactement le même poste. Mais il peut avoir une forte capacité d’apprentissage, une vraie curiosité métier, une bonne compréhension des outils numériques, une capacité d’adaptation et une envie réelle de progresser.

Ces éléments ne se lisent pas toujours dans un CV.

Ils se détectent dans l’échange, dans la qualification du parcours, dans la compréhension des motivations et dans la capacité à faire le lien entre un besoin d’entreprise et un potentiel candidat.

Pour les entreprises, l’enjeu n’est donc pas seulement de trouver des jeunes disponibles sur le marché. Il est surtout de savoir identifier les compétences déjà présentes, mais aussi le potentiel de progression.

Recruter un jeune candidat, ce n’est pas baisser l’exigence

Recruter un jeune profil ne signifie pas être moins exigeant.

Cela signifie déplacer l’exigence.

Moins se limiter à ce que le candidat a déjà fait. Mieux évaluer ce qu’il peut apprendre, comprendre et devenir dans le bon environnement.

C’est particulièrement important dans un marché où l’accès à l’emploi reste plus difficile pour les jeunes générations. Selon le FSE, le taux de chômage des 15-24 ans a atteint 18,8 % en 2024, contre 6,7 % chez les 25-49 ans. Au 1er trimestre 2025, 12,8 % des 15-29 ans n’étaient ni en emploi, ni en études, ni en formation.

Ces chiffres rappellent une réalité simple : les compétences des jeunes existent, mais elles ne se transforment pas toujours facilement en opportunités professionnelles.

Le sujet n’est donc pas seulement de former davantage. Il est aussi d’apprendre à mieux évaluer les jeunes candidats, à mieux comprendre leur parcours et à mieux repérer les signaux de potentiel avant qu’ils ne deviennent évidents pour tout le marché.

Recrutement des jeunes : aider les entreprises à regarder autrement

Chez Brawo, nous pensons que le recrutement ne consiste pas seulement à trouver des candidats.

Notre rôle est aussi d’aider les entreprises à clarifier ce qu’elles recherchent vraiment : les compétences indispensables, les critères réellement déterminants, mais aussi les signaux de potentiel qui peuvent faire la différence.

Dans le recrutement des jeunes, cette lecture est essentielle. Parce qu’un bon recrutement ne consiste pas uniquement à trouver quelqu’un qui a déjà fait le poste. Il consiste aussi à identifier celui ou celle qui peut réussir demain, à condition d’être bien évalué, bien intégré et bien accompagné.